Tu t'es souvent demandé ce à quoi tu pouvais bien être utile. Jusqu'ici tu n'as rien fait d'autre que suivre les traces laissées par certaines personnes. Mais tu penses qu'il est temps que tu suives ton propre chemin, accompagné(e) de tes propres choix. Tu n'as pas fait grand-chose dans ta vie. Tu n'as rien fait d'extraordinaire. Et on peut facilement remarquer tout ça à ton maigre entourage. Seulement, à la différence de certaines personnes, tu n'as pas besoin de te sentir populaire et aimé(e) de tous. Ton entourage te suffit. Peu importe si tu es inexistant(e) aux yeux des autres tant que tu as une place dans le c½ur des gens que tu aimes. Tu imagines que le pire, c'est de te sentir transparent(e), même aux yeux de ton propre entourage. Et tu n'imagines pas seulement. Tu le sais. Tu en es certain(e). Le pire, c'est quand personne ne voit rien. Quand personne ne se rend compte de quoi que ce soit. Quand personne ne comprend plus rien. Tu as eu du temps pour penser. Pour y penser. Et chaque jour tu en as parce que chaque jour, tu ressens chaque heure, chaque minute, chaque seconde, chaque interminable dixième de seconde... Tu vois le temps défiler à une allure affreusement lente. Chaque jour qui passe est le même. Et pas un jour ne se passe sans que tu ne te sentes abandonné(e). Sans que tu ne lances un appel au secours, à ta façon. Sans que ce désir particulier ne te hante. Mais personne ne voit rien. Personne ne se rend compte de quoi que ce soit. Personne ne comprend plus rien désormais. Alors chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, chaque interminable dixième de seconde qui défile transporte avec elle cette insupportable obligation de faire semblant. C'est tellement plus simple que de parler. Mais c'est tellement plus destructeur... Disons que personne n'est sans soucis et que l'ennui des tiens fait vite surface dans la vie des autres, occupés avec les leurs. Ils ont d'autres chats à fouetter. D'autres préoccupations. Et toujours de nouvelles priorités. Alors tu continues de faire semblant. Sans rien dire. Et finalement, sans plus jamais espérer quoi que ce soit. Sans savoir de quoi demain sera fait. Sans savoir si demain, ton désir l'aura emporté. Mais chaque jour, tu te surprends parce que ce désir, aussi fort soit il, tu ne l'as toujours pas mené à bien.

Mets toi à ma place. Peut être qu'un jour, tu comprendras.

# Posted on Tuesday, 24 November 2009 at 3:00 PM

Edited on Saturday, 28 November 2009 at 3:42 PM